[REPORTAGE] Remise en état moteur 998cm3 par l'Ancien partie4
L’arbre à came et ses amis
Les nouvelles: le bloc et la culasse sont chez le rectifieur, je fais le reportage en milieu de semaine prochaine, vous allez voir comment on rectifie une culasse, échange des sièges et peut-être des guides, déglaçage cylindre.

Sur cette première photo on voit une partie des éléments que nous allons regarder de plus près; Il y a donc l'arbre à cames, la pignonerie de distribution, les poussoirs, les tiges de culbu et la pompe à huile; l'allumeur qui est lui aussi entrainé par l'arbre à came.

Les deux pignons de distribution et la chaîne d'entraînement, noter le repère sur le grand pignon, nous allons le retrouver peu après; vous noterez également qu'il n'y a pas de tendeur de chaîne sur ce modèle, c'est un 998 std début des années 80, c'est également une chaîne simple.

Gros plan sur les repères de calage; un petit trou sur le grand pignon, un bossage sur le petit
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Le pignon d'entraînement de l'allumeur.

Une rainure sur un des palier de l'arbre à came, rainure qui sert à lubrifier le coussinet.

Gros plan sur une came: on remarque déja qu'elle n'est pas fatiguée car elle ne présente pas de marques, on note que sa forme est plutôt ventrue, presque ronde; pour privilégier la souplesse du moteur; en effet, la forme des cames influe sur la souplesse, plus la came est ronde, plus la soupape va s'ouvrir tôt, favorisant le remplissage du cylindre ou l'évacuation des gaz brulés pour celle d'échappement; par contre, avec des cames de ce style, la puissance est limitée, le moteur ne peut également pas prendre trop de tours par rapport à un arbre à cames plus "pointu", pour inverser cette tendance sur les arbres à cames "compète" on joue sur le croisement des cames.

Les poussoirs, éléments essentiels, on remarque que celui ci porte des marques de cercles concentriques, pourquoi ça: tout simplement parce qu'il tourne durant le fonctionnement du moteur, rotation destinée à répartir l'usure sur toute sa paroi verticale et éviter les rayures; lorsqu'il se bloque, l'usure se fait toujours au même endroit et l'animal dépérit et meurt au bout d'un certain temps.

Celui ci présente des marques de destruction de sa surface ??? peut-être une mauvaise qualité de l'acier !! Ou encore un mauvais graissage ; d’ou l’avantage de remonter des poussoirs perçés.

Celui ci ne tournait plus, on remarque que la came portait toujours au même endroit et avait même commencé à marquer ce poussoir en profondeur; en insistant, l'arbre à cames se serait usé à son tour, entraînant son décès prématuré. L'usure des cames se révèle soit par de toutes petites "étoiles" au sommet de la came, soit par des espèces de petites figure ovales et concentriques, genre ellipse, également au sommet de la came. Il est fort probable que le culbuteur actionné par ce poussoir ait été mal réglé ( pas assez de jeu ).
Le croisement des cames: on voit sur les deux photos suivantes, le croisement des cames, si on prend deux cames en enfilade, on remarque que l'une est orientée à droite et l'autre à gauche ou vice et versa, si on trace un trait dans l'axe de ces deux cames, on obtient deux ligne qui se croisent en formant un angle, cet angle correspond au croisement des cames et c'est sur cet angle que l'on va jouer pour modifier le croisement lors de l'usinage de l'arbre à came; soit on le diminuera pour avoir un laps de temps plus court entre la fermeture de l'une par rapport à l'ouverture de l'autre soit on augmentera la valeur de l'angle pour avoir le fonctionnement inverse, on jouera également sur la forme des came pour avoir un moteur plus pointu qui prendra des tours plus rapidement; tout ça avec des périphériques adaptés ( carbu, gicleur, allumage, etc....). L'arbre à cames est bien le cerveau du moteur.

